Conçu comme une expérience.
Un backtest est une hypothèse. Notre travail consiste à essayer de la réfuter avant que le marché ne s’en charge. Une stratégie qui échoue à l’une des sept étapes ci-dessous n’est jamais mise en production.
Génération
Les idées viennent de deux sources : des règles classiques publiées par des traders et des chercheurs reconnus, et la génération automatique à grande échelle. Les deux passent par le même entonnoir, avec les mêmes coûts : spreads réalistes, commissions, slippage et frais de financement overnight.
Hors échantillon
L’historique est découpé. La stratégie est construite sur une partie et jugée sur des années qu’elle n’a jamais vues. Nous exigeons un gain sur chaque période testée, pas seulement en moyenne.
Carte de chaleur des paramètres
Nous faisons varier chaque réglage à la hausse et à la baisse et nous cartographions le résultat. Un avantage réel se présente comme un large plateau. Une stratégie suroptimisée, comme un pic isolé. Les réglages d’origine ne doivent pas être nettement meilleurs que la médiane de leurs voisins.
Monte-Carlo
Des milliers d’historiques alternatifs : transactions rebattues, certaines ignorées, slippage supplémentaire. Nous dimensionnons le risque sur les 5 % de scénarios les plus défavorables, pas sur le backtest lui-même. La stratégie doit conserver au moins la moitié de sa qualité dans ce pire cas.
Seconde source
Chaque stratégie survivante est reconstruite sur une seconde plateforme, avec les données d’un autre courtier, et comparée transaction par transaction. Si les deux versions divergent, la stratégie est écartée.
Place dans le portefeuille
Une bonne stratégie qui évolue comme ce que nous faisons déjà tourner ajoute du risque, pas du rendement. Les nouvelles stratégies doivent être peu corrélées au portefeuille. Les bonnes qui échouent à ce test restent en réserve.
En réel, en public
Les stratégies tournent sur des comptes suivis de manière indépendante. Chaque mois, le résultat réel est comparé à la fourchette prévue par nos simulations. Une stratégie qui sort de cette fourchette voit son poids réduit ou est retirée, et nous le disons.
Ce que nos stratégies ne font pas.
Pas de martingale, pas de grille, pas de moyenne à la baisse
Une position perdante n’est jamais doublée ni renforcée.Chaque position a une sortie définie
Un stop, un objectif ou une limite de temps, fixés avant l’ouverture de la transaction.Un risque dimensionné sur le pire cas
La taille des positions découle des 5 % de scénarios Monte-Carlo les plus défavorables, pas du backtest moyen.Aucune promesse de rendement
Nous publions la méthode, les simulations et les résultats réels. À vous de juger.Beaucoup de petits avantages, peu de points communs.
Le portefeuille actuel combine 22 stratégies sur les indices américains, l’or et les croisés de devises : retour à la moyenne à court terme, cassures du range d’ouverture et systèmes multi-unités de temps.